La peinture du dimanche #174 : Jacob Grimmer

27 mars 2016 § Poster un commentaire

jacob Grimmer, ou Grimmaer (attribué à), Ruine dans un paysage de forêt (huile sur panneau de chêne, v. 1546-1592).

+ Jacob_Grimmer_(attr)_Ruine_in_Waldlandschaft

La peinture du dimanche #173 : Odilon Redon

20 mars 2016 § Poster un commentaire

odilon Redon, Arbres dans le ciel bleu (huile sur traces de crayon graphite sur papier vélin brun contrecollé sur carton, v. 1883).

+ Odilon Redon Arbres ciel bleu

La peinture du dimanche #172 : Peter Doig

13 mars 2016 § Poster un commentaire

peter Doig, Concrete Cabin (huile sur toile, 1991-92).

+ Peter Doig Concrete Cabin 2

Le mur du (vieux) çon #6 : Les habits neufs de la Big Music

7 mars 2016 § Poster un commentaire

Mvt 81(La chronique ci-dessous a paru dans le numéro 81 janvier-février 2016 de la revue Mouvement.)

Ce n’est qu’en sortant de ses cadres compassés que la musique classique pourra retrouver une audience à sa mesure. D’autant qu’au lendemain du 13 novembre, il est moins que jamais temps de se satisfaire de l’entre-soi.

Samedi 19 septembre dernier, debout, le public qui remplissait la Philharmonie de Paris réserva une ovation de dix minutes à Arvo Pärt, auquel son compatriote, le fidèle Paavo Järvi, à la tête de son Orchestre de Paris (et de son magnifique chœur), consacrait tout un « week-end » de festivités à l’occasion de ses 80 ans. Rien que cela – cette démonstration de joie et d’enthousiasme, ajoutée à l’émotion du concert qui avait précédé – aurait été suffisant pour marquer cette rentrée musicale parisienne d’une pierre blanche. C’était compter sans Eliane Radigue qui créait une semaine plus tard à l’église Saint-Eustache Occam Océan, sa toute première pièce pour orchestre(1). Sans compter, aussi, sur les raretés dont le Festival d’automne est prodigue, de La Monte Young (le 14 octobre à l’église Saint-Eustache) au Prometeo de Luigi Nono (le 7 décembre à la Philharmonie). Et l’on ne parle ici que de cette musique que l’on dit « savante ».

Dans ce sacre tardif d’Arvo Pärt en une capitale dont les institutions l’ont bien longtemps boudé, la seule (infime) fausse note tenait peut-être, justement, à l’aspect « institutionnalisé » de la chose. Je veux parler de ces incessants changements de plateau (il est vrai que Järvi présentait un éventail de pièces pour des nomenclatures très diverses), des indénombrables va-et-vient des musiciens, sous des applaudissements qui finissent par fatiguer même le plus valeureux des initiés. Ce ballet mécanique dont on conçoit aisément qu’il puisse sembler déroutant aux yeux du néophyte (il est déjà assez gênant à ceux d’un mélomane pourtant roué), finit en effet par brouiller l’écoute, par parasiter la réception d’une musique qui se doit d’être reçue dans le silence (lors du concert à Saint-Eustache, La Monte Young fit d’ailleurs expressément demander qu’on n’applaudisse pas).

Entre les églises et les Philharmonies, entre les lieux saints et les temples du classique, il est d’autres espaces et surtout d’autres manières, moins solennelles et donc intimidantes, plus intimes, de faire entendre cette musique. Cette musique dont la moyenne d’âge des auditeurs, comme l’a montré une récente étude du sociologue Stéphane Dorin, augmente inexorablement au fil des décennies. Il convient à tout prix de lui inventer aujourd’hui de nouveaux usages, comme s’emploient à le faire des interprètes, de l’ensemble ]h[iatus (la violoncelliste Martine Altenburger et le percussionniste Lê Quan Ninh) au Quatuor Béla, des compositeurs sans œillères comme Pierre-Yves Macé, François Sarhan ou Laurent Durupt, sans parler de tout un réseau souvent souterrain de festivals, de lieux et d’éditeurs inlassablement frondeurs.

C’est pourquoi il faut saluer aujourd’hui l’initiative du violoncelliste Jérôme Pernoo, qui a ouvert le 21 novembre dernier, à Paris toujours, son Centre de musique de chambre(2). Hébergé dans cet écrin hors du temps, et pourtant so 1930, que constitue la Salle Cortot, œuvre de l’architecte Auguste Perret, le Centre propose de voyager à travers cinq siècles de musique écrite de tradition occidentale suivant de nouveaux « formats » : des concerts plus court, des prix plus démocratiques, et surtout, des manières originales, plus simples et aussi plus partageuses, grâce à une troupe maison de jeunes instrumentistes. Voir par exemple ces concert Bach & Breakfast, , chaque premier dimanche du mois, où le public est accueilli « avec café, croissant et… partition » pour apprendre un choral de Bach, et le chanter en chœur, une heure plus tard, accompagné par les musiciens…

C’est quand la « Grande musique » se départ de ses apprêts dix-neuvièmistes qu’elle sait souvent se faire la plus touchante ; débarrassée de sa dimension cérémonieuse, de sa majuscule et de ses superlatifs, elle n’en devient que plus sacrée, elle ne fait que mieux entendre ce qu’elle a encore à nous dire. Et cette nécessité, on serait aussi tenté de l’étendre à l’ensemble du monde de la culture « institutionnelle ». Car c’est sans doute l’injonction majeure que les révoltants attentats du 13 novembre viennent adresser au « secteur culturel » : il est urgent de sortir de l’entre-soi.

David Sanson

  1. Lire la chronique « Le mur du (vieux) çon » de notre précédent numéro.
  2. Centre de musique de chambre de Paris, c/o Salle Cortot, 78, rue Cardinet, 75017 Paris.

La peinture du dimanche #171 : Gabriele Münter

6 mars 2016 § Poster un commentaire

gabriele Münter, Ombre de clôture (huile sur toile, 1908).

+ Gabriele Münter Zaunschatten
Le saviez-vous ? Il y avait une femme dans le groupe Der Blaue Reiter (même si, en raison de son sexe, Gabriele Münter – qui fut la compagne de Vassily Kandinsky
ne fut jamais autorisée à intégrer une académie des beaux-arts)…

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de mars, 2016 à "What you give is yours, what you retain is lost forever." (Armenian proverb).

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