La peinture du dimanche #132 : Ivan Seal

31 mai 2015 § Poster un commentaire

ivan Seal, Cloccucuttonia (huile sur toile, 2011).

+ Ivan Seal
(Le peintre anglais Ivan Seal est celui à qui l’on doit la belle pochette du non moins bel album de Leyland Kirby,
We Drink To Forget The Coming Storm.)

La peinture du dimanche (du lundi) #131 : John Frederick Kensett

25 mai 2015 § Poster un commentaire

john Frederick Kensett, Eaton’s Neck, Long Island (huile sur toile, 1872).

+ John F Kensetteaton-s-neck-long-island-1872
(Pardon pour le retard, étourdi que j’étais par les beautés de la côté bretonne, au large des connexions Internet.)

La peinture du dimanche #130 : Hugo Simberg

17 mai 2015 § Poster un commentaire

hugo Simberg, Soir de printemps (pendant la débâcle) (huile sur toile, 1897).

taiteilija: Simberg, Hugo Inventaarionro A IV 2761 teosnimi: Kevätilta jäänlähdön aikaan haltija: AT ajoitus: 1897 tekniikkateksti: öljy kankaalle pääluokka: maalaus   mitat: 27 cm x 37 cm   Valokuvanro 31358 ajoitus: 2.7.1997 valokuvaaja: Mykkänen, Pirje valokuvatyyppi: laakadia v/k 2 asiasanat: 27x37   Digikuvanro X0337900 2005-05-10 skannaaja: Nasretdin, Ainur     digitointitekniikka: AgfaScanT5000+/PS 7.0

La peinture du dimanche #129 : Michael Raedecker

10 mai 2015 § Poster un commentaire

michael Raedecker, ins and outs (acrylique et fil sur toile, 2000).

+ Michael Raedecker inout

Le hasard avec détermination – Rencontre avec Luc Ferrari

4 mai 2015 § Poster un commentaire

A l’occasion du récent concert hommage, dix ans après sa mort, à Luc Ferrari (1929-2015), organisé le 29 avril au Collège des Bernardins dans le cadre d’Extension, le festival de la Muse en Circuit, le blog Questions d’artistes a exhumé cet entretien réalisé en duo avec Pierre-Yves Macé durant l’été 2004, un an avant la mort du compositeur, qui est l’une des choses que je reste le plus fier d’avoir publiées (à l’origine dans le numéro 30 de la revue Mouvement, avec de superbes photos signées Philippe Munda).

Tapi dans un ancien immeuble industriel du XIe arrondissement de Paris, c’est un vaste atelier où le soleil entre à plein volume, éclairant sous toutes leurs coutures l’ordinateur et la table de mixage qui trônent en son centre. Partout aux murs, des objets, des photos et des collages traduisant certains penchants érotomanes. Dans un coin, un tas de bandes magnétiques qui portent encore les stigmates d’un violent dégât des eaux, et qui donnèrent lieu en leur temps à une pièce fameuse du maître de ces lieux, Archives sauvées des eaux. Dans le coin opposé, une inquiétante marionnette anthropomorphe grandeur nature, type agent de la Gestapo, assise sur un fauteuil de théâtre : souvenir et ultime relique d’un concert donné jadis dans l’Espagne franquiste à l’invitation d’une organisation militante qui avait disposé, partout dans la salle, des marionnettes semblables ; au terme de la performance, le public avait été invité à détruire ces métaphores de l’Etat policier, dont une seule avait été préservée pour être offerte à l’invité.

C’est le cabinet de travail de Luc Ferrari, qui est aussi le siège de son studio Post-Billig (billig signifie en allemand « bon marché »), baptisé ainsi en raison du caractère relativement primitif du matériel qui s’y trouve. Le compositeur se déclare en effet « de plus en plus pour l’art pauvre. Si le studio s’appelle aujourd’hui Post-Billig (au lieu de « Billig » jusqu’à présent, Ndlr), c’est seulement parce qu’il y a le logiciel Protools – je n’ai absolument rien contre l’ordinateur, au contraire, je pense que c’est une révolution très précieuse. Et encore, je ne me sers jamais des effets dans Protools, je n’arrive pas à les trouver intéressants. J’aime bouger, toucher des boutons, toujours aller à la limite des choses qu’il ne faut pas faire. Il y a toujours des gestes dans ma musique. » Un cabinet de travail, ou de curiosités, bien à l’image de ce musicien qui, à 75 ans cette année, demeure l’une des figures les plus indépendantes, l’un des plus libres penseurs de la musique contemporaine. Admirable est la manière dont Ferrari a su, en se jouant avec allégresse de la complaisance aussi bien que du qu’en-dira-t-on, non seulement renouveler et accroître en permanence son champ d’investigation, mais également, d’un point de vue plus strictement musical, conjuguer dans ses œuvres toute la variété de ses talents.

A l’inverse de nombre de musiciens électroacoustiques, il n’a jamais hésité à s’engouffrer sur des voies défendues (l’improvisation, notamment aux côtés de figures de la scène électronique tels que DJ Olive ou eRikm), pas plus qu’il n’a abandonné la pratique d’une écriture instrumentale – pour piano ou pour orchestre – volontiers consonante et magnifiquement expressive, qui le rapproche d’un Prokofiev ou d’un Varèse. Le parcours de Luc Ferrari peut ainsi se lire comme une histoire aiguillée par le plaisir (celui de la rencontre, sous toutes ses formes) autant que par la désolation (contre la barbarie en général, et George W. Bush en particulier).

Luc Ferrari
Entretien /

Si, aujourd’hui, vous deviez vous inventer une autobiographie, comme vous aimez à le faire, quelle serait-elle ?

« Mes Autobiographies sont nées du désir de démolir le langage des musiciens dans les années 1960, très technique et ennuyeux. Quand on me demandait de faire des textes biographiques pour les programmes de concerts, je rédigeais donc ces textes qui sont des caricatures de la musique sérieuse et répondent à une volonté – en disant des choses fausses qui sont vraies en quelque sorte, en jouant avec l’affabulation – de montrer que l’on pouvait, avec des œuvres musicales, avoir un discours politique et « philosophique ». J’ai arrêté les Autobiographies à la dix-huitième, parce qu’elle comportait de vraies dates. Je me suis dit que puisque à présent, je disais vrai, je devais faire autre chose. Aujourd’hui, en fait, ce que j’écris se trouve dans mes partitions. Cela ne veut pas dire que ma musique n’a plus besoin de discours. Simplement, je n’ai plus besoin de me moquer des autres. Je me contente d’expliquer ce que je pense de la partition en question, ce qui est une autre sorte d’écriture autobiographique. Pour Cahier du soir, il y a dix pages de texte, qui se passent dans le monde musical. Pour Symphonie déchirée, il y a aussi dix pages de texte, qui expliquent comment je suis, ce que je ressens dans la vie, pourquoi je suis déchiré, pourquoi la société me déchire, pourquoi les guerres me déchirent… Ce sont des positions, et en même temps c’est aussi drôle que sinistre.

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La peinture du dimanche #128 : Thomas Cole

3 mai 2015 § Poster un commentaire

thomas Cole, L’Allegro (huile sur toile, 1845).

+ Cole-Thomas Lallegro

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de mai, 2015 à "What you give is yours, what you retain is lost forever." (Armenian proverb).

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