Surcharge cognitive

31 janvier 2013 § Poster un commentaire

Pour écouter en entier l’excellent album (1985) de ce groupe new-yorkais, qui fait penser aux débuts de Sonic Youth (il est très bon, surtout le dernier titre : Flake out) :

So long, Oshima-san

30 janvier 2013 § Poster un commentaire

Décidément, quand on n’est plus sur Facebook, on est le dernier informé. Il m’aura fallu attendre la réception, puis la lecture de l’hebdomadaire sous-mentionné pour m’apercevoir que le 15 janvier 2013 n’avait pas seulement vu la disparition de J.-B. Pontalis, mais aussi celle de Nagisa Oshima… Apprenant cette nouvelle, j’ai tout de suite pensée à cette scène, la dernière du film Furyo (en V.O. : Merry Christmas Mr. Lawrence). Certainement pas le meilleur du maître (il est vrai, je le concède, que je n’en ai pas vu beaucoup ; je garde surtout un souvenir lointain mais fort des Contres cruels de la jeunesse), mais quand même : ce face-à-face entre David Bowie (au sommet de sa beauté blonde et funky) et Ryuichi Sakamoto (également auteur ici de l’une des plus belles B.O. que je connaisse, dont l’un des grands mérites est de m’avoir jadis permis, grâce à un 45 tours à succès, de découvrir un autre beau blond musicien : David Sylvian…) en plein Pacifique ; les seppukus à répétition dans ces paysages d’Asie ; et cette scène terminale mélo à souhait, l’image se figeant sur le visage de ce comédien qui était alors un inconnu dans nos contrées : Takeshi Kitano ; et enfin cette chanson…

Copains clopant : post-scriptum

29 janvier 2013 § Poster un commentaire

Un petit addendum qui donne l’occasion de faire se rencontrer deux de mes posts récents – l’un consacré à la cigarette, l’autre à la disparition de Pontalis. Dans la « nécro » (brrr, quel vilain mot ; disons plutôt : l’hommage) que consacre Télérama cette semaine à ce grand fumeur, je relève cette phrase : « La cigarette a cette vertu, comme le sein maternel, d’être à la fois un excitant et un calmant. »

Un blog peut-il être un objet transitionnel ?

Pink orange red

29 janvier 2013 § Poster un commentaire

Asylum Party : inventaire / invention

28 janvier 2013 § 5 Commentaires

Le texte (fleuve) ci-dessous a été écrit en 2005-2006 à la faveur de la réédition des œuvres complètes du groupe français Asylum Party par le label Infrastition (passé maître en l’exhumation de pépites made in 80’s : Baroque Bordello, Résistance, Martin Dupont, Tanit, Flue, Dazibao, Guerre Froide, Die Bunker, Ptôse, Charles de Goal, Complot Bronswick, Norma Loy, Trop Tard…). Publié en deux parties dans les livrets de ces deux doubles CD, et enrichi de propos recueillis auprès de Philippe Planchon et Thierry Sobezyk, les deux fondateurs d’Asylum Party, il se veut un hommage à ce que ce grand groupe mineur a représenté pour moi : malgré sa courte carrière (2 albums et demi + 1 maxi entre 1987 et 1992), Asylum Party a signé à mes yeux (ou plutôt mes oreilles) quelques-unes des plus mémorables et mélancoliques pop songs de la fin des années 1980. Picture One en particulier, son premier mini-LP, atteint à une pureté et à une qualité de songwriting qui feraient pâlir de jalousie la plupart des groupes « néo-new-wave » actuels (voir aussi des morceaux comme Dreaming ou Echoes & Light). Je tenais à rendre accessible ce texte, à faire partager ici mes souvenirs (de la boutique New Rose, du label Lively Art, des soirées Touching Pop à Paris à l’orée des 90’s, de l’été du bac, de l’émission Décibels sur FR3, des cassettes compilations A.C.I ou Présage…) et mon enthousiasme. Ne serait-ce que parce que la saison s’y prête.

La première image, c’est à la télévision, une nuit de printemps 1988, sur FR3, dans l’émission Décibels présentée par Jean-Lou Janeir, qui organise alors un tremplin rock ouvert aux groupes de tous styles. Un bassiste charismatique à la tignasse blonde et frisée s’acharne sur un instrument dont il tire un son étonnant, énorme ; un guitariste hiératique égrène les mêmes accords nuageux tout en chantant d’une voix monotone ; au synthétiseur, un grand jeune homme fume négligemment sa clope derrière de petites lunettes rondes et noires (Olivier Champeau, chanteur de Little Nemo, venu prêter main forte à ses amis pour le tournage de l’émission, à Rennes). Le groupe s’appelle Asylum Party, et le morceau, Julia, est un tube qui me hantera pendant des semaines.

Je raterai son deuxième – et dernier, le groupe étant éliminé après deux tours – passage à Décibels, mais quelques semaines plus tard, je repérerai et commanderai Picture One, premier mini-album d’Asylum Party, chez New Rose : je le reçois la veille du début des épreuves du bac, et le choc éprouvé à la découverte de Julia, placé ici en ouverture, se confirme à l’écoute des cinq autres titres. C’est là un concentré d’énergie et d’inspiration ; une petite collection de petits tubes d’une noirceur sèche, tendue, mais à la mélancolie pourtant accueillante, contagieuse, et dont je vais, paradoxalement, tirer toutes les couleurs de mon été. Il n’y a pas beaucoup de disques que j’aie écoutés autant, et aussi exclusivement, que celui-ci : deux mois passés à ne passer que ce Picture One, en boucle du matin au soir, du soir au matin, comme une drogue (qui ne fait pas mal). Pour tout le monde, j’imagine, « l’été du bac » a une saveur particulière : en ce qui me concerne, je sais que si c’est bien le cas, c’est en grande partie grâce à ce disque.

Des semaines passées à ne rien faire d’autre qu’à sillonner la campagne en se laissant vivre, en voiture, la musique à fond comme de vrais ploucs, à regarder se succéder les paysages de la Brenne, ses étangs, ses maisons abandonnées, ses villages à moitié morts, ses champs entourés de haies, ses bosquets d’arbres d’où s’échappent des hérons – et les odeurs de l’été montant de toute cette nature… La première image, c’est ainsi une suite d’images, de souvenirs fondus et enchaînés à la vitesse d’un mini LP, à la vitesse de la lumière de cet été-là, de la fuite des horizons à la fenêtre ouverte d’une voiture.

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La peinture du dimanche #10 : Andrew Wyeth

27 janvier 2013 § 3 Commentaires

andrew Wyeth, Christina’s World (tempera sur panneau, 1948).

Andrew_Wyeth

Pontalis : post-scriptum

26 janvier 2013 § Poster un commentaire

j’avais découvert le psychanalyste et écrivain Jean-Bertrand Pontalis – mort le 15 janvier dernier, comme Chris Marker le jour de son anniversaire – grâce à la mirifique série de DVD « Être psy ». J’avais ensuite été très touché par la lecture de son livre L’Amour des commencements – par exemple le passage ci-dessous, où il évoque son rapport au temps, et à la vacance – cette « redécouverte de plaisirs immédiats qui font croire à la permanence de nos désirs, à la simplicité de leur objet, à la garantie de leur satisfaction »

Pontalis

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de janvier, 2013 à "What you give is yours, what you retain is lost forever." (Armenian proverb).

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