Un homme dans la foule

28 septembre 2012 § Poster un commentaire

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Chevauchée fantastique

27 septembre 2012 § Poster un commentaire

S’allonger confortablement en position d’écoute, après avoir pris soin de déconnecter ou d’éloigner toutes les sources possibles de diversion (ordinateur, téléphone, magazine…) ; appuyer sur Play, fermer les yeux ; ne pas se laisser perturber par cette longue introduction à la contrebasse seule (elle prendra tout son sens plus tard, au terme des près de 20 minutes que dure l’expérience) mais patiemment attendre, entendre, écouter déferler la longue, progressive montée qui, comme une coulée de lave, forme Abillera, l’un des plus beaux morceaux composés par les Australiens de The Necks ; jusqu’à ce final éblouissant et héroïque où, comme pourrait le faire un Godpseed! minimaliste, les couches de piano jaillissent en cascade, s’entremêlent et bouillonnent, formant un feu d’artifice crépitant et palpitant.

John Tilbury Vs. Ivan Mosjoukine

27 septembre 2012 § Poster un commentaire

Ce soir, je serais volontiers allé écouter ce cher John Tilbury interpréter les Sonates et Interludes pour piano préparé de John Cage en l’église Saint-Merri, d’autant qu’il sera suivi par eRikm ; mais je n’ai appris que trop tard la tenue de ce festival Crak consacré, aujourd’hui et demain, aux « musiques affranchies », et j’avais déjà pris ma place pour aller voir Ivan Mosjoukine au théâtre Silvia Monfort.

Je ne parle pas d’Ivan Ilitch Mosjoukine, cet acteur, surnommé « le Rudolph Valentino russe », qui fut la plus grande star du cinéma muet de son pays avant de venir poursuivre sa carrière en France, jouant pour Jean Epstein ou Marcel L’Herbier, et dont la rumeur a couru un temps qu’il était le père de Romain Gary : il est mort en 1939, à 50 ans. Non, je veux parler de ce jeune collectif d’artistes bricoleurs et polymorphes (circassiens, comédiens, musiciens) en plus d’être cinéphiles, qui lui a emprunté son nom pour parrainer sa démarche hybride, et faire souffler un vent de fraîcheur sur la scène du nouveau cirque avec ce premier spectacle, De nos jours (notes on the circus). Ayant été enthousiasmé par l’« étape de travail » que le collectif en avait présentée il y a deux ans au Théâtre de la Cité Internationale, par l’inventivité étonnante avec laquelle ces jeunes gens parvenaient à mixer sur le plateau théâtre, cirque, son, cinéma, j’ai hâte de découvrir la version finale (dont on peut voir quelques extraits vidéo sur le site des Subsistances).

Je ne sais pas si je résisterai à l’envie d’acheter, sur le chemin du XVe (arrondissement), le nouveau livre de Jean Echenoz. A la fois pour le résumé de la 4e de couverture (« Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. ») et pour des phrases comme celles-ci : « Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n’est-il pas la peine de s’attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n’est-il d’ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d’autant moins quand on n’aime pas l’opéra, même si, comme lui, c’est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui ça fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c’est assez ennuyeux. »

En attendant, je reviens à John Tilbury.

Reims – Berlin

26 septembre 2012 § Poster un commentaire

Pourquoi est-ce que j’aime tant lire (c’est-à-dire : m’accorder, dans un parc ou un bar, le temps de lire) dans les villes étrangères – je veux dire : qui me sont étrangères ?

(Comme l’est, par exemple, ne serait-ce que Reims, où je ne me suis jamais rendu que pour des passages éclairs dont je peux dresser la liste exhaustive (deux fois dans les années 90, pour passer l’oral de l’ESC puis, quelques années plus tard, pour interviewer le chef d’orchestre Colin Davis dans le cadre des Flâneries ; une fois dans les années 2000, pour aller assister au SKITe organisé par Jean-Marc Adolphe au Manège et au Palais de Thau ; puis deux fois ces deux dernières années à l’invitation de Césaré, pour le festival Elektricity), et dont je ne connais que quelques rues, le tracé élémentaire me permettant de relier entre eux quelques points cardinaux (une gare, un hôtel, une salle de spectacle)…)

La lecture – comme hier dans ce parc qui me faisait penser à celui de Blow Up, sous une pluie virtuelle mais imminente – y serait-elle d’une teneur, d’une qualité différente ?

Dans Les Eblouissements, roman écrit en 1987, Pierre Mertens s’est fait le porte-parole, l’autobiographe fictif de Gottfried Benn, ce poète phare, désespérement génial et attachant, de l’expressionnisme allemand, qui se fourvoya brièvement du côté du régime hitlérien avant de se raviser et d’être, très vite, mis à l’index par celui-ci, brutalement remis à sa place d’artiste « dégénéré ». Peut-être, comme il l’écrit à la fin de ce beau chapitre dans lequel Benn tente d’expliquer à sa fille les raisons de son fourvoiement, que tout est dans le paysage…

Ce parfum d’amour

26 septembre 2012 § Poster un commentaire

Oiseaux de paradis

25 septembre 2012 § Poster un commentaire

Demain soir, à défaut de pouvoir assister à la soirée autour de Heiner Müller au Théâtre de la Ville (en présence de Brigitte Maria Mayer Müller), j’irai écouter le concert du Trio Trans-Atlantismes, à 20h, à la Mairie du Xe. D’abord, parce que Robert Piéchaud, qui en est à l’origine, n’est pas seulement un excellent pianiste, mais aussi un compositeur passionnant (il sera d’ailleurs invité, à la fin de la saison, au Collège des Bernardins, en même temps que la revenante Colleen). Ensuite, parce le programme – qui explore la thématique de la guerre à travers des œuvres de Mahler, Ives, Bartók, Debussy, Ravel, Stravinsky et, donc, Piéchaud – est, si j’ose dire, des plus « alléchants ». Enfin, parce qu’au creux de se programme se niche l’une des plus belles mélodies que je connaisse : les Trois beaux oiseaux du Paradis de Maurice Ravel, que les amateurs de Maurice Pialat connaissent pour avoir formé le générique (et unique musique) de la non moins merveilleuse série La Maison des Bois.

En attendant, pour me remettre de la prestation, une nouvelle fois mémorable, livrée par les Chap hier (chauffés à blanc il est vrai par une première partie – l’Australien Jonathan Boulet – incandescente), je m’en vais faire un tour au festival Elektricity à Reims, qui fête ses 10 ans.

Ce soir au Point Ephémère…

24 septembre 2012 § Poster un commentaire

… un concert drôle et intéressant

(comme toujours avec mes chers Chap) :

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de septembre, 2012 à "What you give is yours, what you retain is lost forever." (Armenian proverb).

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