Playlist, 28/05/2009

28 mai 2009 § Poster un commentaire

MusicCargo, Hand In Hand – CD Amontillado Music, 2009

Louderbach, Autumn – CD Minus, 2009

Jon Hassell, Last night the moon came dropping its clothes in the streets – CD ECM, 2009

The Berg Sans Nipple, Along The Quai – CD Team Love, 2007

The Berg Sans Nipple, Play The Immutable Truth – CD Acuarela, 2003

B. Fleischmann, Angst Is Not A Weltanschauung! – CD Morr Music, 2009

Alain Kremski, Résonance/mouvement, mouvement/résonances – CD Iris Music, 2009

The Necks, Chemist – CD ReR, 2006

Igor Stravinsky, Cantata On Old English Texts (1952) – CD Decca

Don Nino, On The Bright Scale – CD Prohibited Records, 2004

Astrïd, Music For – CD Arbouse Recordings, 2005

The Chap, Ham – CD Lo Recordings, 2005

Icy Demons, Miami Ice – CD Obey Your Brain, 2008

David Sylvian, Blemish – CD Samadhi Sound, 2003

Liars, Liars – CD Mute, 2007

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Neuer Tanz à la MC93 de Bobigny, 13/05/2009

13 mai 2009 § 1 commentaire

… im linken Rückspiegel auf dem Parkplatz von Woolworth, « … dans le rétroviseur gauche sur le parking de Woolworth » : on ne peut que s’étonner du choix de ne pas traduire, sur les programmes, le titre du dernier spectacle de la compagnie de danse Neuer Tanz, réservant sa compréhension aux seuls germanophones (ou curieux) : faut-il y voir une volonté de distanciation, une autre manifestation de ce « second degré » aux limites du cynisme que certains ont cru percevoir sur scène, faisant écho aux propos entre lard et cochon de VA Wölfl, l’architecte-gourou de cette compagnie de danse (lui-même est à l’origine plasticien, ancien élève du Viennois Kokoschka) basée à Düsseldorf ? En tout état de cause, ce titre constitue bel et bien la plus simple et la plus évidente des portes d’entrée dans un spectacle qui, dès lors, s’avère en tout point splendide.

Le rétroviseur gauche, c’est celui dans lequel le passager – si l’on se trouve aux Etats-Unis, ce que l’on peut supposer en l’occurrence – de quelque voiture garée sur le parking d’un supermarché, homme ou femme, abîmerait son regard pour tromper son attente. On pourrait imaginer que pour égayer un peu ce sinistre décor, il aurait allumé la radio. Et c’est alors que le spectacle commence.

Tromper son attente : ce pourrait être le mot d’ordre de cette heure et demie dans laquelle le temps s’étire à la mesure des mouvements des danseurs. Mouvements d’apparence simples, anodins, et de toute façon quasi imperceptibles, réitérés lentement jusqu’à la saturation, jusqu’aux limites du supportable (c’est-à-dire, pour le spectateur parisien assis dans son fauteuil, de l’ennui). Danseurs qui interprètent sur scène des chanteurs et des musiciens – mimant impeccablement, impassiblement et admirablement les membres d’un groupe pop avec tous les stéréotypes, les clichés et les poses d’usage auxquels nous ont accoutumés les émissions de télévision (en l’occurrence, on pourrait se croire  sur le plateau de l’émission britannique Top Of The Pops). Des danseurs qui ici, avant tout, surtout, et presque miraculeusement, sont véritablement chanteurs et musiciens.

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Vous consultez les archives de mai, 2009 à "What you give is yours, what you retain is lost forever." (Armenian proverb).

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